432                       Les Spectacles de la Foire.
nommé Tiphaine, danfeur, y furvint, lequel, fans autre iujet. fit querelle audit plaignant et • l'infulta d'une manière furprenante, le traita d'abord plufieurs fois de craffeux, laquais et autres injures auxquelles le plaignant ne voulut rien répondre, mème mit l'épée nue à la main dont il lui pouffa un coup au bras gauche qu'il lui vouloit donner dans le corps et qu'il para avec fa canne. Duquel coup il a été bleffé au défaut du poignet. Enfuite ledit Tiphaine lui en poussa un coup au côté droit qui lui a fait une plaie confidérable dont il a. perdu beaucoup de fang. Après lequel coup il fe retira et lui plaignant fut porté chez un chirurgien, dont il ne fait le nom, chez lequel, pendant que l'on pasioit lui plaignant, ledit Tiphaine eft venu heurter plufieurs fois et fans que lui plaignant lui eût dit aucune chofe, l'a infulté et menacé de lui' donner des coups d'épée. Pour raifon de quoi et attendu qu'il eft confidérablement bleffé, il nous rend la préfente plainte.
Signé : Bizoton.
(Archives des Comm., n° 24-8.)
T IQUET (Gilles), dit Dubreuil, entrepreneur de spectacle aux foires, ouvrit en société avec Pierre Michu de Rochefort un jeu de marionnettes et de darises de corde depuis le commence­ment de la foire Saint-Laurent de 1705, jusqu'à la fin de la foire Saint-Laurent de 1708. A cette époque, l'association fut rompue. Rochefort s'en alla en province et Tiquet continua seul son jeu de marionnettes jusqu'à la fin de l'année 1711.
(Afemoiref sut les Spectacles de la Foire, I, 44. Dictionnaire des Théâtres, V, 46J.)
T ONNERRE (machine imitant le), pièce mécanique exé­cutée par un sieur Michel, qui la montrait en 1784, rue des Boucheries et à la foire Saint-Laurent. L'annonce faite par cet industriel était conçue en ces termes. :
« Le lieur Michel, machinifte, prévient le public qu'il vient d'exécuter une machine nouvelle imitant parfaitement le tonnerre dans les plus grands orages et dans fés effets les plus terribles. Cette machine a l'approbation de l'Académie des feiences. Le fleur Michel, éloigné de toute idée d'abufer le public, croit devoir